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3 Questions à Vincent Labarthe, vice-président de la Région Occitanie en charge de l’Agriculture et de l’enseignement agricole

Retour avec Vincent Labarthe, vice-président de la Région Occitanie en charge de l’Agriculture et de l’enseignement agricole, sur la rentrée dans les lycées agricoles. #Lycéesagricoles #apprentissage #avenir

Comment se déroule cette rentrée 2018 dans les lycées agricoles de la Région ?

Très bien ! Mais je porte en ce moment beaucoup d’attention sur ce qui va se jouer dans les mois à venir au niveau national sur l’apprentissage. La rentrée 2018, c’est l’occasion comme chaque année de rentre visite aux élèves d’Occitanie pour leur souhaiter une bonne rentrée. Dans mes déplacements, c’est toujours un plaisir d’échanger avec les jeunes, de voir leur satisfaction et leur fierté de nous accueillir pour montrer leur quotidien et leurs outils de travail. L’agriculture c’est aussi une question de savoir-faire et les techniques évoluent se transforment pour s’adapter aux nouvelles exigences, notamment qualitative pour les consommateurs, exigence pour la préservation de la biodiversité et de notre environnement. C’est dans cette perspective que nos structures attirent de nombreux jeunes et je suis enthousiaste pour cette rentrée. L’enseignement agricole régional est d’un très bon niveau, supérieur au niveau national et j’ai eu notamment l’occasion de visiter le lycée de Saint Gaudens qui affiche 100% de réussite en 2018. C’est pour moi le signe que notre action permet d’assurer une qualité de l’enseignement pratiqué dans ces établissements.

Vous parlez d’apprentissage, et vous semblez montrer des réserves…

Je crois que la réforme sur l’apprentissage va mettre en péril la Formation pour laquelle nous investissons. Bon nombre de nos établissements et sites d’exploitation ont des classes trop peu remplies. En retirant à la Région une partie des financements et de ses compétences qu’elle mettait en œuvre depuis quelques années sur l’apprentissage, cela va conduire à la fermeture à moyen terme des CFA agricoles les plus ruraux. Dans des départements comme le Lot ou la Lozère, c’est 50% des CFA qui sont menacés. Or, pour moi, on va à l’encontre des valeurs de l’agriculture. L’enseignement agricole doit se faire dans les territoires, et pas majoritairement dans des établissements situés uniquement sur les couronnes urbaines. L’enjeu derrière c’est le maintien de l’agriculture elle-même pour garantir les équilibres du territoire. Tous les établissements actuels sont nécessaires, y-compris ceux proches des villes. La proximité des centres de recherche a d’ailleurs toute son importance. Nous rencontrons régulièrement des cas d’installations ou de reprises d’exploitations par des jeunes qui veulent contribuer au développement de l’agriculture de demain, prompts à se tourner vers l’avenir, vers la qualité, vers le local, ou vers le bio. Éloigner les lieux d’enseignement du terrain, cela impliquerait de tirer un trait sur l’agriculture rurale.

Comment envisagez-vous l’avenir de l’enseignement agricole dans notre Région ?

La Région compte 17 000 lycéens et plus de 2300 apprentis engagés dans la voie agricole (du CAPA au BTSA). C’est conséquent et cela illustre notre volonté de soutenir nos apprentis agriculteurs pour franchir un cap, avec des générations engagées pour leur territoire, souhaitant poursuivre l’activité familiale, s’inspirant de précurseurs ou tout simplement attirés par les enseignements actuels et l’introduction de nouvelles pratiques et technologies. Pour cela nous continuons d’investir. Je veux prendre pour exemples les 8 millions d’€ investis pour les CFA en 2017, et plus largement nos engagement dans le cadre de notre politique éducative et en faveur du pouvoir d’achat.
Je suis convaincu que le dynamisme de notre jeunesse et les structures du monde agricole dans notre région Occitanie sont de véritables chances qui vont permettre de changer les regards sur l’agriculture mais aussi de paradigme dans l’approche de ces métiers.

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